Anthony est un pâtissier que j'ai rencontré pour la première fois en janvier 2013. Un an après, alors qu'il venait d'ouvrir sa boutique, cela m'a paru comme une évidence de réaliser ce portrait sur lui.
Anthony Le Rhun, Caennais par adoption, vient d’ouvrir sa boutique spécialisée dans la pâte à choux le jeudi 13 mars dernier. Rencontre avec le jeune homme en voie de devenir le pâtissier préféré des Caennais.
C’est dans un coin de sa boutique entre deux fournées de choux que le pâtissier m’accorde un moment. Anthony Le Rhun, 29 ans, tout juste diplômé d’un CAP pâtisserie vient d’ouvrir sa boutique de pâtisserie spécialisée dans la pâte à choux. C’est en 2012 que cet ancien directeur de magasin de prêt-à-porter gagne le concours Cook Master et voit son dessert « Le Chouchou de Lucien » à la carte du Fouquet’s et dans les restaurants du groupe Lucien Barrière. Un élément déclencheur pour ce passionné de pâtisserie qui décide d’en faire son métier.
« La pâte à choux c’est magique »
Anthony a choisi la pâte à choux parce que, selon lui, c’est magique, on peut tout faire avec. « Ce qui est primordiale, c’est de garder le goût » me précise-t-il. C’est avec cette base qui s’amuse à revisiter les desserts classiques ou créer de nouveaux styles de choux. A partir de janvier 2013, il distribue ses choux dans différents points relais de Caen comme la boucherie Meslin. Chaque nuit il travaille alors dans un laboratoire pour une clientèle qui se fidélise très vite. Un succès qui le pousse à concrétiser un projet qu’il partage avec son amie, Solenne. Le projet d’une boutique de pâtisserie mais qui n’a pas le « climat d’une pâtisserie traditionnelle ». C’est donc il y a un an qu’il se lance dans l’aventure « My Major Company », un système de financement participatif avec lequel des internautes peuvent participer au financement. Anthony demandait 7500€ pour payer le matériel, mais c’est 8600€qu’il récolte ! Une aventure qu’il me raconte avec encore plein d’enthousiasme. Les premiers dons que le pâtissier reçoit sont ceux de son entourage, sa famille et ses amis. La presse et les blogs ont été pour lui des tremplins qui lui ont permis de se faire connaître mais surtout de convaincre les gens de l’aider. Bien plus qu’un financement, « My Major Company » aura été pour lui une source de rencontres physiques et surtout virtuelles. « Des personnes sont sur ton chemin pendant 1 an et demi et c’est à l’ouverture de la boutique tu les vois en vrai » me confie-t-il encore plein d’émotions de l’ouverture de sa boutique, 5 jours auparavant. Et le succès est toujours au rendez-vous ! Dès le deuxième jour de sa boutique, déjà un employé pour répondre à une demande plus forte que prévue.
Un engouement auquel il ne s’attendait pas et qu’on lui souhaite qu’il dure.
Un engouement auquel il ne s’attendait pas et qu’on lui souhaite qu’il dure.

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